Blog des Verts jurassiens – De nouvelles énergies


5 février 2012

Fusions acceptées de peu

Catégorie : Non classé – emmanuel.martinoli 14 h 44 min

05.02.2012
Haute-Sorne : la nouvelle commune sera composée de Bassecourt, Courfaivre, Glovelier, Undervelier et Soulce.
Boécourt et Saulcy ont refusé la fusion.
C’est à Courfaivre que la fusion a été le plus vivement plébiscitée, à hauteur de 66%, suivi de Glovelier avec 62% de oui, puis de Soulce à 56%. Bassecourt et Undervelier ont accepté l’objet à 55%. La palme du refus revient à Boécourt, avec 88% de non, Saulcy a refusé à hauteur de 53% des voix. La participation à ce scrutin varie de 43% à Bassecourt à 88% à Saulcy. Sur l’ensemble du territoire concerné par le scrutin, 1464 oui ont été glissés dans l’urne contre 1390 non pour une participation moyenne de 49%.

Val Terbi : la nouvelle commune sera composée de Vicques, Vermes et Montsevelier. Vicques a dit oui par 472 voix contre 253, Vermes par 106 suffrages contre 34 et Montsevelier par 131 oui contre 115 non.
Courroux, Courchapoix, Corban et Mervelier ont refusé la fusion. Courroux a dit non par 525 voix contre 481, Courchapoix par 146 bulletins contre 69, Corban par 133 suffrages contre 125 et Mervelier par 250 non contre 70 oui. Le taux de participation a été le plus élevé à Corban avec 75% des ayant-droit qui se sont rendus aux urnes et le plus bas à Courroux avec 45%. Entre ces deux communes, le taux de participation était de 73% à Mervelier, 70% à Courchapoix,  65% à Montsevelier, 58% à Vermes et 56% à Vicques. RFJ

Notre commentaire

Ric et rac
La convention de fusion prévoyait que l’acceptation de 3 communes, dont Vicques ou Courroux, était suffisante pour que la fusion soit acceptée. Pour la Haute-Sorne, il fallait au minimum 5 communes. Il en a donc fallu de peu pour que les deux projets de fusion soumis au peuple soient rejetés. La nouvelle commune présentera une unité géographique le long de la Sorne et s’étendra au Folpotat . Les refus de Boécourt et de Saulcy étaient attendus, mais le rejet massif de Boécourt surprend.
Dans le Val-Terbi, au contraire, la nouvelle commune n’a rien de fonctionnel. Une enclave se crée, comprenant Mervelier, Corban et Courchapoix. Vicques se retrouve isolé entre Corban et le reste du district. Le résultat de Courroux est assez équilibré, les non ne l’emportant que de 44 voix.
Le chemin poursuivi par les Conseils communaux et le gouvernement cantonal aboutit dans le Val-Terbi à la création d’une pseudo-entité artificielle. Vouloir fusionner un trop grand nombre de communes entre elles risque d’aboutir, comme dans le Val-Terbi, à un résultat qui ne satisfait personne. Le risque est grand qu’aux Franches-Montagnes on aboutisse dans deux mois au même résultat. Raison de plus pour les Verts, qui se réjouissent de la bonne participation des citoyennes et des citoyens, de refuser la macrofusion envisagée.

3 février 2012

Bulletin des Verts jurassiens no 20 / janvier 2012

Catégorie : Non classé – emmanuel.martinoli 21 h 03 min

Parlement jurassien
31.01.12 Démission de la députée suppléante verte Nicole Lachat, pour raisons personnelles.
Bilan quantitatif 2011: Le nombre d’interventions du PLR a baissé de plus de 50% en une année. Pareil au PCSI où la chute atteint 40%, avec une baisse sensible du nombre de questions orales. Les Verts, eux, voient double. Députation doublée, questions orales doublées, pour un nombre total quasi doublé, lui aussi. Les chiffres du PDC, du Parti socialiste et de l’UDC sont dans la moyenne des années précédentes. On signalera tout de même la croissance folle des questions écrites PDC qui passent de 12 à 22… (RFJ)

Conseil de ville Delémont, 30.01.12
Les conseillers de ville ont dit oui au réaménagement de la gare routière, devisée à 5′300′000 francs dont 1′539′000 francs à la charge de la commune. Le projet consiste à faciliter le parcage et la circulation des cars postaux et à créer une vélostation sécurisée. Oui également à l’achat du terrain du Comptoir pour 4 millions de francs. Ces deux objets seront soumis en mars au vote populaire.
Le crédit qui a fait le plus débat est celui concernant l’adaptation du stade de la Blancherie pour un montant de 1′700′000 francs. Si au final le projet a facilement passé la rampe, presque tous les partis ont critiqué la disproportion des exigences qu’impose la Swiss Football League. CS-POP-Vert voulait s’opposer à cette surenchère de moyens. Une proposition de CS-POP-Vert qui demande que le conseil communal renégocie la subvention allouée par le canton a été adoptée. Les conseillers de ville ont encore
- approuvé un postulat du parti socialiste qui souhaite inciter à l’utilisation de vaisselle réutilisable lors de fêtes.
- approuvé la motion transformée en postulat de l’UDC qui demande à étudier la possibilité d’utiliser une nouvelle méthode de salage des routes plus respectueuse de l’environnement. (avec RFJ)

Santé
09.01.12 L’Hôpital du Jura et l’Hôpital universitaire de Bâle intensifient leur collaboration. Une convention-cadre visant à créer un véritable réseau médical a été signée entre les deux établissements. Elle s’accompagne d’un contrat de coopération pour la prise en charge des patients présentant un accident cérébro-vasculaire.

Routes
18.01.12 Le tronçon Delémont-Bâle de la H18 est intégré au réseau des routes nationales par le Conseil fédéral.

Social
23.01.12 L’Union syndicale suisse (USS) a déposé à Berne son initiative pour un salaire minimum. Dans le Jura, une initiative de la Jeunesse socialiste et progressiste (JSPJ) est toujours pendante. Le Parlement avait validé le texte le 20 octobre 2010. Il a donc jusqu’à octobre de cette année pour se prononcer.

Energie solaire
06.01.12 Les Services industriels de Delémont ont sélectionné une vingtaine de toits où des évaluations plus précises seront effectuées. Trois types de panneaux photovoltaïques sont testés depuis neuf mois sur le toit de la piscine. LQJ

H-JU
17.01.12 Démission surprise du directeur de l’Hôpital du Jura, Daniel Rüegg, qui évoque «des divergences de vue sur la gouvernance et le manque d’opportunité pour la direction de l’H-JU de changer cet état de fait». Il regrette notamment des «interventions permanentes» du Département de la santé dans le domaine opérationnel. Surprise, incompréhension, regret, des mots répétés à plusieurs reprises par le ministre jurassien de la santé Michel Thentz et le président du Conseil d’administration Marc Chappuis devant la presse pour tenter d’expliquer la démission, aussi surprenante qu’inattendue du directeur de l’institution (communiqué). Le personnel de l’hôpital jurassien, dans un communiqué,
évoque «un cataclysme de tristesse, d’incompréhension et d’inquiétude parmi l’ensemble des collaborateurs.» La Commission de gestion et des finances (CGF) a convoqué Michel Thentz et le chef du service de la santé Nicolas Pétremand à venir s’expliquer lors d’une prochaine séance. Suite à un entretien entre le Conseil d’administration et Daniel Rüegg, celui-ci a cessé ses activités le 31.01.

Fusions de communes: votations du 5 février 2012: mots d’ordre
Conseils communaux: Haute-Sorne: Boécourt est opposé à la fusion des communes de la Haute-Sorne. Celui de Saucy recommande la liberté de vote. Val-Terbi: Mervelier et Courchapoix laissent la liberté de vote, les 5 autres conseils recommandent la fusion.
Partis politiques: les Verts jurassiens sont opposés aux macrofusions (communiqué).
Val Terbi: tous les partis en faveur de la fusion – l’association Pro Val Terbi et l’UDC opposés.
Haute-Sorne: PS et PCSI en faveur de la fusion, ainsi qu’une majorité des députés. L’UDC Bassecourt est opposée.

25.01.12 Droit de cité: Le gouvernement renonce à revenir en arrière dans la question du droit de cité lors de fusions de communes. L’analyse de l’exécutif jurassien « confirme l’extrême difficulté sur le plan pratique de revenir en arrière, alors que plusieurs fusions de communes ont déjà eu lieu depuis 2009″. La motion de Marie-Noëlle Willemin avait été pourtant massivement votée par le Parlement le 8 décembre 2010 (40 oui, 4 non). Elle visait à permettre aux personnes de conserver le lieu d’origine actuellement perdu lors de fusions de communes, le droit de cité devenant celui de la nouvelle commune.

Prochaine réunion verte: mardi 7 février 2012, 19h30, restaurant du Jura, Bassecourt.

Des initiatives populaires à soutenir !
- Initiative populaire pour la sortie du nucléaire
- Initiative populaire pour une économie verte

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Talon à renvoyer à :
- je désire plus d’informations sur les Verts
- j’aimerais adhérer aux Verts jurassiens (merci de spécifier).

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Adresse postale……………………………………………………………………………………………….
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Parlement jurassien, 01.02.2012

Catégorie : Non classé – emmanuel.martinoli 13 h 09 min

Motion 1013
Intervention E. Martinoli:
Le but de la motion est d’encourager – symboliquement, puisque les gains sont ridicules – des personnes – presque toujours des femmes – à renoncer à un travail rémunéré, donc de rester à la maison pour garder leurs enfants.
La voie choisie n’est pas la bonne.On nage en pleine idéologie KKK, Kinder, Küche, Kochen.
La motion se réfère à la déduction pour frais de garde pour demander une déduction pour parent au foyer.
La déduction pour frais de garde compense en partie, jusqu’à un montant très limité, les dépenses réelles occasionnées par la garde d’un enfant.
Il s’agit d’une déduction à l’instar d’autres déductions générées par l’activité professionnelle, comme les déplacements, les vêtements de travail, etc.
Par contre, en rendant plus attractif le fait qu’un parent renonce à travailler pour s’occuper des enfants revient, vu les structures sociales existantes, à renvoyer les femmes à la maison. C’est évident. Les femmes ont un salaire plus bas, le temps partiel pour partager le travail est rare chez les hommes, le choix sera vite fait.
De plus, les couples qui optent pour un partage du travail et le partage de la garde des enfants seraient pénalisés, puisqu’ils ne pourraient ni déduire de frais ni n’auraient droit à la déduction pour parent au foyer.
Si j’ai bien compris, il s’agirait d’un nouveau genre de déductions, une déduction fiscale pour une attitude en faveur d’un modèle de famille basé sur un modèle qu’on croyait dépassé : papa qui gagne l’argent de la famille, maman qui fait les travaux ménagers et qui recevra – j’espère, un peu d’argent de poche !
On introduit une nouvelle catégorie de déductions fiscales, la déduction pour une attitude soi-disant bénéfique en faveur de la famille, «en faveur de la hausse des naissances», comme le dit le texte.
C’est une fausse voie.
Est-ce qu’une telle mesure a sa place dans la fiscalité ?
N’est-ce pas ouvrir la porte à toutes sortes de revendications ?
A quand une déduction pour ceux qui font du sport par souci de santé, pour du bénévolat au service de causes nobles, pour comportement écologique, pour les cyclistes, pour les piétons ? C’est une politisation des impôts !
Si on veut favoriser la famille et la natalité, nous n’avons pas d’objection, bien au contraire, à l’augmentation des allocations pour enfants aux familles qui en ont besoin, notamment à celles qui pratiquent le partage des tâches, à l’augmentation des allocations de naissance, à l’augmentation de la durée des vacances, à 6 semaines au moins pour mieux s’adapter aux vacances scolaires, aux congés parentaux notamment en cas de maladie des enfants, à la gratuité des caisses-maladie pour les enfants, etc.
Je vous demande de refuser cette motion, même transformée en postulat.

Question orale au Parlement jurassien et réponse du ministre Michel Probst, 1.2.2012

Catégorie : Non classé – admin 12 h 01 min

Un groupe de citoyennes et de citoyens, chômeuses et de chômeurs âgés de plus de 50 ans, en partie en fin de droit, s’est réuni à plusieurs reprises ces derniers temps à Delémont.
Ces personnes ont fait de nombreuses recherches d’emploi mais se heurtent toujours à la même réponse. Ils sont trop âgés et coûtent cher.
Il s’agit pourtant pour la plupart de personnes qualifiées au bénéfice d’une longue expérience.
Le groupe va se constituer prochainement en association et envisage la création d’une entreprise de production et de services.
Il bénéficie déjà de l’appui de Caritas, d’IPT, d’UNIA et de PPE.
Plusieurs participants à ce groupe ont adressé récemment une lettre au gouvernement, demandant à celui-ci de leur venir en aide.
1) quelle réponse le Gouvernement compte-t-il donner au chômage des personnes âgées de 50 ans et plus, en général, et aux requêtes qui lui sont adressées, en particulier? Ne serait-il pas opportun de recevoir ce groupe de citoyens qui attendent autre chose de l’Etat que le fameux « on a tout essayé » ? Il y a actuellement plus de 500 personnes dans cette situation.
2) le Gouvernement serait-il disposé à accorder son appui à l’initiative que va prendre cette association en gestation, de mettre sur pied une entreprise de production et de services ?

Réponse du ministre Michel Probst
Le gouvernement est conscient de la problématique. Rappel de ce que le Jura fait pour les chômeurs. Rappel des résultats des activités du service de M. Probst, en particulier du renforcement des AIT. Ces résultats sont positifs, puisque le taux d’aide sociale est relativement bas. Plus de 300 personnes de plus de 50 ans ont retrouvé un emploi en 2011.
1. Réponse à la lettre envoyée par des chômeurs: la réponse a été rédigée hier et la lettre devrait partir prochainement.
2. La législation cantonale est en révision et le gouvernement va faire tout ce qu’il peut.
3. Le projet d’entreprise de production et de services a été discuté par le groupe de travail chargé de la révision de la loi sur l’aide aux demandeurs d’emploi. Le gouvernement a besoin d’un projet très précis. S’il s’agit d’un projet à caractère économique, c’est son département qui est responsable. Si le projet est social, c’est le département des Affaires sociales qui est concerné (M. Thentz).
4. Le gouvernement est ouvert à la discussion et est prêt à recevoir le groupe des chômeurs âgés et à discuter de ce projet de création d’entreprise.

25 janvier 2012

Fusions de communes – l’avis des Verts Jurassiens

Catégorie : Non classé – emmanuel.martinoli 16 h 14 min

Ce printemps 2012, la population de quatre cercles communaux jurassiens (Franches-Montagnes, Val-Terbi, Haute-Sorne, Fontenais-Bressaucourt) devra se prononcer sur la fusion de leurs communes respectives. On peut se poser des questions sur la légitimité et l’utilité réelle de cette tendance générale à la centralisation, ainsi que sur le rythme effréné auquel on réduit le nombre de communes.

Il y a fusion et fusion. Pour certaines, il s’agit de « macrofusions », telle celle des Franches-Montagnes, prévoyant de réduire drastiquement le nombre de communes du district. Cette fusion a été proposée il y a à peine 2 ans et devrait entrer en vigueur l’an prochain. Les Verts jurassiens se déclarent vivement contre ce type de fusions lourdes, imposées au nom d’un progrès illusoire et contre la perte d’une démocratie directe des petites communes. On peut opposer ce cas extrême aux « microfusions », dont plusieurs se sont déjà réalisées dans le canton. Elles se font entre deux communes, par besoin réciproque et logique naturelle. Elles ne suscitent que peu de heurts ou d’oppositions, car elles émanent d’un vœu de la population elle-même.

Quant à l’argument financier, qui est souvent avancé comme étant le principal avantage des fusions, il ne tient pas sérieusement si l’on prend en compte la professionnalisation du personnel des nouvelles communes, qui fera augmenter drastiquement le coût de nombreuses tâches; par ailleurs, le nombre de postes prévus semble largement sous-estimé dans la plupart des projets si on le compare au budget de villes déjà existantes (Porrentruy par exemple).

Les Verts jurassiens défendent la démocratie de base, le droit à la différence, à la diversité et à l’autonomie, au contraire d’une tendance qui voudrait uniformiser les structures de la société, soi-disant au nom d’une meilleure efficacité. Avec ce genre d’arguments, on finit par n’avoir plus qu’une seule sorte de tomates dans le monde entier ; cubiques, parce que c’est plus pratique à empiler.

Que les citoyennes et les citoyens concernés fassent leur choix, en toute liberté, après des débats basés sur une information objective, en pesant soigneusement le pour et le contre et sans se faire bousculer par des arguments néo-économiques fallacieux.

25.1.2012

21 janvier 2012

Doubs: plan d’action franco-suisse adopté

Catégorie : Non classé – admin 12 h 57 min

Berne, 20.01.2012 – Le groupe de travail binational pour l’amélioration de la qualité des eaux et des milieux aquatiques du Doubs franco-suisse s’est réuni le 18 janvier 2012 à Neuchâtel. Il a adopté un document cadre contenant les actions à entreprendre pour réduire les impacts pesant sur la morphologie du cours d’eau et sur la qualité de l’eau.

La réunion était présidée par Willy Geiger, sous-directeur de l’Office fédéral de l’environnement pour la Suisse, et par Pierre Clavreuil, sous-préfet et secrétaire général de la préfecture du Doubs, pour la partie française. Elle s’inscrit dans la démarche commune engagée depuis plusieurs mois par la Suisse et la France pour améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques du Doubs franco-suisse.

Le 18 janvier 2012, le groupe de travail binational a adopté un document-cadre contenant les actions à mener par les autorités responsables compétentes pour réduire les impacts des activités humaines dans les domaines de la qualité physico-chimique de l’eau et de la qualité physique des cours d’eau, c’est-à-dire sa morphologie.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan d’action, le groupe de travail binational collaborera étroitement avec le groupe de travail «gestion des débits», impliquant les acteurs français et suisses de l’hydroélectricité. Il assurera également les contacts nécessaires avec la Commission mixte franco-suisse sur la pêche.

Il s’appuiera également sur un groupe technique qui réalisera un suivi de l’état de la qualité des eaux et des milieux aquatiques. L’avancement du programme d’actions et un point de la situation seront établis annuellement, dans le but de compléter ou infléchir les axes d’actions.

Le groupe binational pour l’amélioration de la qualité des eaux et des milieux aquatiques a été fondé sur la base de l’arrangement du 11 février 2008 prévoyant que la France consulte la Suisse pour ce qui concerne l’application de la directive européenne cadre sur l’eau. La France est représentée dans le groupe binational par le Préfet de la Région Franche-Comté et le Préfet du Département du Doubs, par les représentants des services et établissements publics de l’Etat ainsi que par les collectivités régionale et départementale. La Suisse est représentée par les offices fédéraux de l’environnement et de l’agriculture, les cantons riverains du Doubs (Jura, Neuchâtel et Berne). Des experts français et suisses de la pêche et du projet de Parc naturel régional frontalier du Doubs participent également aux travaux.

17 janvier 2012

Les Cerlatez – Les caisses de la fondation sonnent désespérément vide.

Catégorie : Non classé – admin 11 h 57 min

17/01/2012

Le Centre nature à la diète

Gérard Stegmüller

Ça coince sérieusement dans les parages du Centre nature des Cerlatez. Plus de sous! Comme il le dit à contrecœur, le directeur François Boinay a été contraint de réduire sérieusement la voilure pour cette année. Il a fallu se séparer de collaborateurs, annuler des prestations. Des généreux donateurs ont décidé de fermer les robinets. L’homme tire la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard.

Bâle-Campagne qui ne verse plus sa subvention annuelle de 25 000 francs, une autre fondation qui hésite encore à balancer 30 000 francs, comme elle le faisait régulièrement. L’année 2012 sent le roussi. Déjà que l’exercice 2010 s’est soldé sur une perte de 45 000 francs et que les comptes 2011 en passe d’être bouclés ne devraient guère être folichons, la situation est vraiment délicate pour la fondation privée du Centre nature des Cerlatez, qui a ouvert ses portes en 1993.

Mandats rémunérés

Corollaire de ces rentrées qui disparaissent à la vitesse «grand V»: le budget pour cette année a dégringolé de 300 000 à 152 000 francs. «De l’argent qui ne rentre plus, l’exposition L’homme et le temps qui ne marche pas très bien, et c’est la dégringolade. Les entrées qui péclotent, idem pour les visites guidées. Et évidemment, les ventes à la boutique ont suivi le mouvement», déplore François Boinay, en place depuis le départ de l’aventure, mais qui a coiffé la casquette de directeur dans le courant de 2004 seulement.

Certains contrats à durée déterminée (une année) n’ont pas été reconduits. Restent aujourd’hui en poste le directeur, dont le temps de travail a augmenté de 85% à 100% – «Mais il y a longtemps que je faisais déjà du 100%» – et un biologiste animateur à 50%. Deux animateurs à mi-temps ont quitté la maison, de même que la secrétaire-comptable engagée à 30%. Cette dernière est partie de son plein gré, sentant probablement le vent venir.

La rentrée la plus conséquente du Centre nature des Cerlatez émane de la confédération (75 000 francs), puis du canton du Jura (25 000). «Notre survie passe par des mandats de prestation. Qui nous apporteraient du boulot et de l’argent. Nous étudions plusieurs pistes, dont des collaborations rémunérées de la part du Parc naturel régional du Doubs», lâche le directeur qui a lancé une campagne de dons vers la fin 2011. Sans grand succès pour l’instant. «Sur la cinquantaine d’envois, c’est plutôt négatif. Une ou deux fondations nous ont dit qu’elles allaient étudier notre dossier, mais sans garantie.»

La lenteur avec laquelle le Gouvernement jurassien aborde la mise en valeur du site de La Gruère n’arrange surtout pas les bidons de la fondation. «C’est vrai que ça nous a porté un coup au moral», relate François Boinay. «Le projet prévoit l’aménagement d’un bureau d’accueil du Centre nature sur le site de La Gruère, là où affluent 100 000 visiteurs annuellement. Aujourd’hui, nous sommes situés trop loin. On s’essouffle gentiment et je ne sais pas si l’on va tenir comme ça jusqu’en 2015, voire 2018. On avait des projets qui prenaient corps, telle une plate-forme éducative environnementale. A l’eau! Sans de nouvelles ressources vives, on est coincés.»

Il n’est pas sûr que le Centre nature continue à accueillir des civilistes. «Ils nous coûtent 1000 à 1200 francs par mois. On aura par contre toujours des stagiaires. On a réussi à garder l’appartement qu’on met à leur disposition à Saignelégier. Mais ce sont des bénévoles et on ne peut pas tout leur demander. Je ne pense pas qu’on va disparaître. Mais…» Mais…

15 janvier 2012

Franches-Montagnes, je m’engage

Catégorie : Non classé – admin 18 h 29 min

RESOLUTION DU 10 JANVIER 2012

Le mouvement citoyen « Franches-Montagne, je m‚engage » réuni en assemblée ce 10 janvier 2012 au Noirmont pour lancer la campagne d’opposition à la commune unique :

- Condamne l’action concertée du Copil et du Gouvernement qui tentent d’imposer le diktat d’une commune unique contre la volonté des Francs-Montagnards ;

- Proteste contre le décret sur les fusions de communes qui instaure des lois centralistes et coercitives ;

- Réprouve les velléités de détruire nos communes et la précipitation du projet ;

- Affirme que la diversité des communes de la montagne et l’attachement des Francs-Montagnards à leur village et à leur origine sont le terreau du dynamisme, de l’esprit d’entreprise, et de l’engagement citoyen qui ont fait la force de la démocratie dans notre district ;

- Regrette que des fonds publics constitués par nos aïeux aient été dilapidés pour un projet qui finalement n’aura servi qu’à mettre un frein aux intentions de rapprochement ou de collaborations logiques, et même aux fusions, entre certaines communes ;

- Incite pour l’avenir les exécutifs communaux à inventorier les synergies possibles à l’intérieur et à l’extérieur du district ;

- Soutient tout acte ou instrument de solidarité permettant de renforcer la cohésion du district sous sa forme actuelle ;

- Déplore le manque de clarté et les nombreuses omissions, en particulier sur le plan financier, de l’étude accompagnant la convention ;

- S’oppose au bradage et à la vente des biens communaux prévue en cas d’acceptation d’une commune unique ;

- Refuse d’accorder sa confiance aux faux prophètes qui sacrifient 300 ans d’histoire, de partage, de solidarité, de traversée d’épreuves et d’engagement citoyen sur l’autel de la doctrine politique, du corporatisme, de l’ambition personnelle, de la convoitise et du népotisme ;

-  Rappelle aux Francs-Montagnards que franchir la frontière du faux Eldorado qu’est la commune unique est IRREVERSIBLE ;

- Recommande à tous de s’opposer à la commune unique en se déplaçant massivement aux urnes  le 25 mars prochain.

Le Noirmont, le 10 janvier 2012

4 janvier 2012

Bulletin des Verts jurassiens no 19 / décembre 2011

Catégorie : Non classé – admin 14 h 05 min

Parlement jurassien, 14.12.11

Les députés ont :

- nommé Jean-Michel Steiger des Verts à la commission de gestion et des finances.

- accepté le budget 2012 et le plan des investissements 2012-2016. Le budget prévoit un déficit de 3,19 millions de francs, une progression des charges de 3,86% et l’engagement de 15 fonctionnaires supplémentaires. Les investissements nets diminuent de 12,5% et le degré d’autofinancement de 8,2%. Face à l’incertitude, le gouvernement a abandonné (provisoirement) son projet de réforme de la fiscalité.

Budget de fonctionnement 2012 : un tiers pour l’enseignement, un quart pour la prévoyance sociale, 16% pour la santé. Le PDC a milité pour la suppression des 15 postes supplémentaires de fonctionnaires. Une majorité s’est opposée à cette requête. « Il est trop tard pour prendre des mesures », s’est insurgé l’élu Vert Hubert Godat. Il a rappelé que le traitement d’une motion prenait deux ans et que les mesures auraient dû être proposées bien en amont.

- accepté au budget une augmentation du poste énergie, qui passe de 1 à 1,3 million à partir de 2013.

- accepté l’acquisition d’un appareillage d’analyse de l’eau en 2012 au lieu de 2014, mais sans effort supplémentaire pour le Doubs.

- refusé une subvention de Fr 25′000.-, proposée par Hubert Godat pour la fondation des Cerlatez, non prévue au budget. La fondation, en mauvaise posture financière, n’avait pas demandé de subvention.

Investissements prévus 2012-2016 : 800 millions, dont plus du tiers pour les routes, un tiers pour l’enseignement, la culture et les sports. Postes importants: 26,6 millions pour le CEJEF à Delémont, 5,7 millions pour le CEJEF à Porrentruy, 12 millions pour le CREA, 10 pour Paléojura, 5 pour le futur campus tertiaire à Delémont.

Les députés CS-POP et Verts ont accepté budget et investissements ou se sont abstenus face à la tiédeur des engagements en faveur de l’environnement et de l’emploi. Les routes restent une préoccupation majeure du gouvernement, même si la volonté de développer culture et enseignement et de venir en aide à l’enfance défavorisée perdurent. La promotion du TGV coûtera Fr 300′000.-, le Tour de France près d’un million de francs.

Selon le comparatif 2010 des finances cantonales édité par l’IDHEAP, le Jura progresse d’un rang et se retrouve au 10e rang des cantons suisses.

Conseil de ville Delémont, 12.12.11

Les conseillers ont

- accepté la motion transformée en postulat pour favoriser la création de potagers urbains de l’UDC Dominique Baettig

- accepté le crédit pour l’achat et la rénovation de la villa Koechli

- refusé la motion transformée en postulat pour aménager en dur le parking de la patinoire, sous la RDU.


Social

Initiative: Avec l’aide de Partenaires pour l’emploi, une vingtaine de personnes de plus de 50 ans sans travail se sont rencontrées début décembre pour mettre au point des initiatives leur permettant de retrouver un emploi. Un groupe de travail a été créé. Sa première action consiste à écrire au gouvernement jurassien pour lui demander de participer à la création d’une entreprise qui ferait appel aux chômeurs âgés. Une deuxième assemblée est prévue en janvier.

Suppression de postes de travail: Les FMB vont supprimer 200 postes de travail dans le courant de l’année prochaine, qui s’ajoutent aux 50 déjà annoncés en octobre. Un plan de mesures afin de réduire les coûts et d’améliorer la productivité sera mis en place.

Révision de la LACI: Le Département de l’économie a tiré le 19.12.11 le bilan des mesures mises en place pour contrer les effets de la révision de la Loi fédérale sur l’assurance-chômage. Au 1er avril 2011, 231 personnes sont arrivées en fin de droit ; 68 d’entre elles y seraient parvenues sans la révision de la LACI. 40% des chômeurs en fin de droit ont fait appel aux POC (programmes d’occupation cantonal) ; entre avril et novembre, 30 personnes ont bénéficié d’un POC axé sur la formation ; sur l’année, une centaine de personnes ont été embauchées grâce aux AIT (allocations d’initiation à l’emploi) et 35 perçoivent encore cette subvention actuellement. Par ailleurs, 15 à 20% des chômeurs arrivés en fin de droit début avril ont bénéficié d’aide sociale. Aujourd’hui, les services sociaux comptent 80 dossiers de plus qu’au début de l’année, pour un total d’environ 500.

Economie

28.12.11. Le hedge fund britannique Laxey Partners laisse tomber Swissmetal. Il a vendu début décembre 24% des actions, il en détient désormais moins de 3%. Le fonds formait un groupe d’actionnaires avec le président du conseil d’administration Martin Hellweg et l’administrateur et CFO Arturo Giovanoli. Ces deux derniers n’ont pas vendu d’actions. Swissmetal est au bénéfice d’un sursis concordataire de six mois, qui arrive à échéance le 21 mars. Le titre a perdu plus de 80% de sa valeur depuis le début de l’année, il s’achetait 1,15 franc le 28.12. Laxey a perdu plusieurs dizaines de millions de francs dans Swissmetal. (RFJ)

Energie

Centrale chaleur-force, 7.12.11. Deux privés souhaitent réaliser à Soyhières une chaudière à copeaux permettant de produire de l’électricité pour 1400 ménages. Leur centrale, une première en Suisse, demandera un investissement de 5,9 millions de francs et devrait permettre la création de trois emplois.

Eolien : Muriaux-Les Emibois, 19.12.11.  L’initiative populaire concernant l’interdiction de construction d’éoliennes a été acceptée par 44 voix contre 14 et 5 abstentions.

Environnement

Doubs. La pollution constitue le plus gros problème du Doubs actuellement. C’est le propriétaire du barrage du Châtelot, Pierre Hirschy, qui le prétend. La démodulation, qui permet d’atténuer les effets des éclusées du barrage, «ne règle pas tous les problèmes, mais une bonne partie», répète pour sa part le chef de l’Office jurassien de l’environnement, Jacques Gerber, qui renvoie la balle à la Confédération: «On peut attendre plus d’engagement de la part de l’Office fédéral de l’énergie». LQJ, 15.12.11

Le même jour, Claude Hêche interpelle le Conseil fédéral sur le même sujet. Mme Leuthard lui répond que l’état écologique du Doubs lui cause du souci. Les milieux naturels sont menacés, reconnaît-elle. Les Français ont mis en marche des assainissements partiels par tronçons, grâce à des groupes de travail communs. «Mais on ne sait toujours pas d’où viennent les problèmes. Nous allons procéder à la révision totale du régime des éclusées, en nous appuyant sur la nouvelle loi sur la protection des eaux et son ordonnance. Ce doit être terminé jusqu’en 2030. C’est une très longue période. La première étape est planifiée avec le canton jusqu’à fin 2014. Il y a donc quelque chose à faire. Nous avons prévu plusieurs mesures, comme l’augmentation du volume d’eau résiduel au moyen d’une turbine spéciale, pour pouvoir soutenir la pêche. Nous avons aussi mis en place un groupe de travail « qualité de l’eau », dans lequel l’OFEV et le l’Office fédéral de l’énergie sont très engagés, ainsi que les autorités françaises.» (Texte original en allemand)

Pour les pêcheurs jurassiens, le problème à résoudre en priorité reste celui des éclusées des barrages. Ami Lièvre, vice-président de la Fédération cantonale des pêcheurs jurassiens : «Il est démontré que les éclusées provenant du barrage du Châtelot (…) ont un impact négatif très important sur la faune piscicole et benthique (sur le lit de la rivière) du cours d’eau. (…) Il est impératif et urgent de mettre en place une coordination entre les trois barrages, comme le prévoit le règlement d’eau de 1969, signé par toutes les parties concernées par cette problématique, afin d’amortir les éclusées dans les retenues du Refrain et de la Goule. Ce règlement d’eau, jamais appliqué par les barrages, sera révisé avant 2014, toutes les autorités politiques et administratives l’ont maintenant décidé, et il est pour le moins étonnant que M. Hirschy l’ignore!». La pollution par les micropolluants, la même que l’on retrouve partout en Europe, est le deuxième facteur important. Il faut donc améliorer les stations d’épuration. Jacques Gerber veut aussi réduire la pollution, mais pour lui, «la source n’est pas clairement définie.» LQJ 27.12.11

Fusions de communes

Franches-Montagnes, 15.12.11. Tous les maires des Franches-Montagnes ont paraphé la convention. Cela signifie donc que tous les citoyens du district voteront sur cet éventuel mariage. L’article 43 a été corrigé. Cinq maires franc-montagnards ont tenu à signaler qu’ils restaient opposés à l’idée de la commune unique. Il s’agit d’Anne-Marie Balmer des Enfers, de Michaël Clémence des Bois, de Frédy Froidevaux de St-Brais, de Pierre-André Gigon de Muriaux et de Francis Guerne de Lajoux. La votation est prévue le 25 mars.

Fontenais-Bressaucourt, 15.12.11. Les deux exécutifs se sont rencontrés pour signer la convention de fusion. Le projet de fusion sera soumis aux citoyens le 25 mars 2012. Le futur Conseil communal comprendra 2 membres de Bressaucourt et 4 de Fontenais. «On s’efforcera» de maintenir des classes d’école dans chaque commune. La Société coopérative de l’aérodrome du Jura versera la taxe d’implantation de Fr 200′000.- avant le vote sur la fusion.

Haute-Sorne, 1.12.11. Le Conseil général de Bassecourt n’est pas favorable à la fusion dans les conditions actuelles. Il a décidé de ne pas préaviser le message concernant la convention de fusion.


Des initiatives populaires à soutenir !

- Initiative populaire pour la sortie du nucléaire

- Initiative populaire pour une économie verte

et le référendum contre les réseaux de soin (managed care).


Talon à copier et à renvoyer à <bulletin@verts-jura.ch> : – je désire plus d’informations sur les Verts  – j’aimerais adhérer aux Verts jurassiens (merci de spécifier).

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15 décembre 2011

Accords de pêche UE-Maroc/Sahara Occidental

Catégorie : Non classé – emmanuel.martinoli 11 h 58 min

Le Parlement européen rejette l’accord de pêche UE-Maroc

Contre toute attente, le Parlement européen a rejeté l’Accord de Pêche UE – Maroc, la Commission européenne doit désormais revoir sa copie. Le Groupe des Verts se félicite de ce vote et appelle la Commission européenne à exclure les eaux du Sahara Occidental dans sa nouvelle proposition d’un Accord de Pêche avec le Maroc.

En rejetant cet accord très controversé, le vote du Parlement est une avancée majeure, l’UE se doit de respecter les lois internationales et ne doit plus ignorer les droits de la population sahraouie.

Pour Jean-Paul Besset, membre de la Commission Pêche :  

 » Rejeter cet Accord de Pêche constitue un triple signal positif. Nous sommes en droit d’espérer désormais mettre fin à cette situation scandaleuse d’un Accord désastreux économiquement dans son rapport coût-bénéfice, écologiquement insoutenable puisqu’il contribue à surexploiter les stocks halieutiques en déclin. Cet accord est politiquement injuste dans la mesure où il sacrifie les intérêts de la population sahraouie. Cette victoire est un espoir pour les futures négociations.

L’Accord de Pêche UE-Maroc et son Protocole ont été signés en 2005 et sont entrés en vigueur en 2007. De par l’expiration en 2011 du Protocole, la Commission européenne a négocié un renouvellement de l’accord soumis au vote aujourd’hui du Parlement européen. L’actuel accord de pêche entre l’UE et le Maroc permet à la flotte de l’Union européenne de pêcher dans les eaux du Sahara occidental, un territoire non autonome selon l’ONU ».

Les Verts européens, 15.12.11